Diorama
Diorama
Mon petit monde imaginaire, sibylle camaïeu
Etait si beau - sableux - si bleu !
Rien n'y tranchait, n'y trahissait rien
Ce désordre coloré qui s'y est précipité
Insolemment, à cet instant où tes mains l'ont empreint
D'un élan fauve, feu brûlant qui me dévore,
Et où ton corps solaire, nacré de l'aspect
Xantophyllique des boutons d'or
Incendia, consuma chacun de mes
Sens azurés, céleste chair
Tandis qu'en mon sein l'affront
Enflammé gronde, leurs cendres ont
Recouvert mon coeur d'un tendre vert.
juin 2004
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